D’une vile machination ( ou Bien mal acquis ne profite jamais )

J’ai ( enfin ) fini de lire « La dame en blanc » de W. Wilkie Collins.

La dame en blanc

Je l’avais acheté en fin d’année dernière et j’avais de grands espoirs quand à son contenu.

Le résumé: « Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à deux jeunes filles de l’aristocratie, dans le Cumberland.
Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger… Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n’apaise pas le jeune William autant qu’il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, il est bien difficile d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un présage funeste…
« 

William Hartright, jeune maître de dessin londonien, accepte d’enseigner durant plusieurs mois son art à deux sœurs d’une riche famille du Cumberland, Marian et Laura. Lors de sa dernière soirée en ville, il est surpris par une étrange jeune femme vêtue de blanc, apeurée et quelque peu incohérente, à laquelle il apporte son aide. Parti à contrecœur, encore bouleversé par cette déstabilisante rencontre, il prend finalement plaisir à occuper son nouveau poste et se sent rapidement à Limmeridge House comme chez lui. Il se lie d’amitié avec Marian, la plus intelligente et la plus affirmée des jeunes femmes, et tombe bien malgré lui sous le charme de Laura, séduit par sa douceur et sa pureté. Mais cette dernière est promise à un membre de l’aristocratie depuis plusieurs années déjà et, conscient que l’affection qu’ils ressentent l’un pour l’autre n’a pas d’avenir, il décide la mort dans l’âme de quitter le Cumberland et de s’exiler en Amérique du Sud.
Laura se retrouve donc face à son destin et, toujours accompagnée de la fidèle Marian, devient la femme de Sir Percival Glyde, l’homme que son défunt père avait choisi pour elle.
Les mois passent, William envoyant quelques lettres à Marian, et Laura fait ses premiers pas d’épouse à Blackwater Park, découvrant peu à peu le vrai visage de son mari.
Lorsque finalement William revient en Angleterre, il apprend de la bouche de sa mère que Laura vient de mourir. Que s’est-il-passé? Où est désormais Marian? Qui est finalement cet obscur Sir Glyde? Quel rôle a joué l’ami de celui-ci, le mystérieux Comte Fosco? Quel rapport y-a-t’il entre sa rencontre avec la Dame en Blanc et la disparition de Laura?… Autant de questions auxquelles le jeune homme va tenter de répondre, poussé par son amour pour la jeune femme et aidé par quelques bons coups du sort.

Ce roman du XIXe siècle, célèbrissime outre-Manche, a eu ( et a encore ) un succès assez confidentiel en France.
Il est étiqueté « roman policier » mais, personnellement, je le qualifierais plutôt de « roman à suspens ». Il n’y a en effet pas d’enquête policière à proprement parler, mais bien un mystère à résoudre au prix d’une quête riche en rebondissements et en révélations ( mais bon, je chipote ).
Comme je vous le disais en introduction, j’attendais beaucoup de ce livre, influencée par les incroyables critiques que j’avais lues à son sujet et par son alléchant résumé. Mais, après avoir laborieusement lu ses 600 et quelques pages, je dois bien avouer que je n’ai pas été embarquée par le récit de Wilkie Collins. L’histoire en elle-même est plutôt intéressante, les ressorts dramatiques bien trouvés, mais la plume de l’auteur m’a laissée de marbre.
« La dame en blanc » se présente comme un journal intime rédigé à plusieurs mains, chacun des intervenants racontant sa version de l’histoire, et c’est pour moi le point fort de ce livre. J’ai adoré la personnalité de Marian, si solide et avisée, et j’ai été amusée par celle de Mr Fairlie, névrosé au dernier degré, mais en dehors de ça je me suis prodigieusement ennuyée. Que de longueurs! Sans compter que j’ai compris le nœud de l’histoire bien avant la fin…
Bref, en ce qui me concerne – et contrairement à beaucoup – ça n’a pas été une franche réussite et j’en suis la première désolée.

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2 réflexions sur “D’une vile machination ( ou Bien mal acquis ne profite jamais )

    1. Il y avait un peu de tout ça oui, malheureusement.
      Pourtant j’aime bien les classiques d’habitude, mais celui-là n’a pas trouvé grâce à mes yeux 🙂

      J'aime

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