Sign of the times

Ça me fait un peu mal de l’avouer mais j’ai complètement craqué sur le premier titre solo de Harry Styles: « Sign of the times », présent sur l’album qui porte modestement son nom.
J’ai arrêté de m’intéresser aux boys bands au début des années 2000 et je n’ai absolument pas suivi la carrière des One Direction, j’avais juste bien aimé leur titre « Steal my girl » ( dont le clip m’avait interpellée à cause de la présence de Danny DeVito ) mais pas plus.
Mais ce titre solo s’est imposé à moi dés la première écoute – sans que je sache qui en était l’interprète au départ – et lorsque j’ai vu le sublime clip tourné en Écosse ( par Woodkid, un réalisateur et musicien français – pour lequel Harry s’est trimballé durant des heures au dessus de la campagne écossaise relié par un câble à un hélicoptère ) j’ai définitivement accroché.
A grand renfort de piano, cette balade met en avant des paroles émouvantes et une interprétation à la fois sobre et intense de Harry. Un bon gros plaisir coupable en somme! ^^

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A écouter sans modération ici et en live .

Bob Verschueren, l’homme qui murmure à l’oreille des arbres

Vendredi dernier, comme tous les vendredis soir ou presque, j’étais sagement installée devant « Silence ça pousse » ( sur France 5 ) quand j’ai découvert l’incroyable travail de Bob Verschueren.
Bob est un artiste belge autodidacte qui, après avoir commencé par la peinture ( sur toile ou en pleine nature – avec les Wind Paintings, réalisées avec le concours du vent ), s’est finalement tourné vers la création d’installations monumentales à partir d’arbres morts ou destinés à être coupés. Il n’hésite pas à se rendre directement en forêt pour trouver les spécimens idéaux et s’adjoint les services de ceux qui y travaillent pour mettre en œuvre ses idées ( souvent le résultat de ses rêves nocturnes ).
Il réfute toute idée de message dans son art, mais y voit une tentative de réponse aux questionnements humains sur le temps, la vie et la mort, le rapport entre l’Homme et la nature ( et ses conséquences )…
Ses œuvres sont donc composées de parties d’arbres et prennent le plus souvent place au cœur de cette nature qui l’inspire ( mais aussi au sein de lieux d’exposition ), qu’il respecte ( les créations s’adaptent au milieu et au terrain, pas l’inverse ) et qui représente un espace de travail sans limite. La notion de cycle est particulièrement présente puisque les installation viennent de la nature et y retourne, soumises aux effets de la course du temps et des éléments. A terme, seules la photo et la mémoire permettent de garder une trace du passage de l’artiste.

Voici quelques exemples de son travail:

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Plus de photos ici, et le reportage à revoir jusqu’à ce soir.

De nos vies entremêlées

J’ai lu « Assez de bleu dans le ciel » de Maggie O’Farrell.

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Le résumé: « Une maison à des kilomètres de tout.
Autour, rien que l’herbe verte, les trembles aux feuilles chargées de pluie et le ciel changeant du Donegal. Ce refuge, Daniel Sullivan s’apprête à le quitter le temps d’une semaine pour se rendre aux États-Unis, son pays d’origine. C’est l’anniversaire de son père, qu’il n’a pas vu depuis des années.
Dans la voiture qui le conduit à l’aéroport, une voix retentit à la radio : celle d’une femme dont il est sans nouvelles depuis vingt ans, son premier amour.
Les souvenirs se déversent. Replonger dans le passé, comprendre ce qui le pousse à abandonner ceux qu’il aime, Daniel ne pense plus qu’à ça.
Mais il y a son épouse Claudette, star de cinéma fantasque, passionnée, qui a choisi d’organiser sa propre disparition pour échapper au monde. Comment lui révéler l’homme qu’il est véritablement ? Que peut-il encore promettre, lui qui n’a jamais su que fuir ?« 

J’ai reçu ce livre dans le cadre d’une masse critique Babelio ( encore merci à eux et aux éditions Belfond ).

« Assez de bleu dans le ciel » est le second roman de Maggie O’Farrell que j’ai l’occasion de lire après « L’Étrange disparition d’Esme Lennox » ( qui m’avait fait l’effet d’une gifle ).
Ici l’auteure s’intéresse de près à Daniel, professeur linguiste américain à la stature imposante et à l’histoire personnelle agitée, marié à la mystérieuse et bouillonnante Claudette pour l’amour de qui il a accepté de vivre dans un coin perdu d’Irlande, au fin fond du Donegal.
On le découvre dans son quotidien, en route pour donner un cours et prendre l’avion vers son pays natal pour l’anniversaire d’un père qu’il hait plus que tout. Les enfants sont dans la voiture, Claudette ouvre tour à tour les 12 portails qui les séparent de la civilisation, et Daniel écoute distraitement la radio. La vie suit son cours donc, jusqu’à ce qu’une voix se fraie un chemin sur les ondes et l’entraîne malgré lui vers une sombre période de son passé, une période qu’il avait tout fait pour oublier.
Impossible désormais de faire semblant, Daniel est bouleversé et n’a d’autre choix que d’affronter ses démons pour préserver tout ce qu’il a construit avec Claudette.
S’en suit une périlleuse quête de vérité et de rédemption entre les États Unis, l’Angleterre et l’Irlande, où il renouera avec ses anciennes vies tout en essayant de garder son présent hors d’atteinte, faisant même le choix de taire ses motivation à la femme de sa vie… à tort ou à raison.

Comme toujours, Maggie O’Farrell déroule le destin de son personnage principal à la manière d’un peintre qui commence une nouvelle toile: les premiers coups de pinceau semblent désordonnés, déposés au hasard, puis le tableau prend peu à peu forme, les couleurs s’assemblent et, finalement, tout devient clair et évident.
On découvre donc Daniel en 2010, alors qu’il vit en Irlande avec sa femme Claudette, Ari le fils que celle-ci a eu avec Timou, son ancien compagnon cinéaste dont elle a été la muse et grâce auquel elle a connu la gloire, et leurs enfants Marithe et Calvin. Toute la famille vit heureuse dans leur maison du bout du monde et rien ne semble pouvoir troubler leur tranquillité. Mais le passé de Daniel ressurgit dans ce tableau idyllique et bouleverse l’équilibre durement gagné.
Pour nous éclairer sur sa quête désespérée et ses motivations, l’auteure nous emmène dans le passé du personnage, lorsqu’il était encore étudiant à l’université et qu’il vivait une histoire d’amour passionnelle avec Nicola Janks, celle dont la voix est venue le percuter ce fameux jour, et lorsqu’il était un père de famille dévoué auprès de ses deux premiers enfants, Niall et Phoebe, pour la garde desquels il s’est battu mais dont il a finalement été séparé pendant de trop longues années. Mais Maggie O’Farrell ne s’arrête pas là. Pour que nous saisissions bien tous les enjeux humains de l’histoire, tous ses engrenages, elle braque également son projecteur sur certains moments de la vie de Claudette, ancienne gloire du cinéma ayant fui la célébrité avec son enfant sous le bras, sur certaines des personnes qui ont croisé sa route ( son ancien compagnon, l’assistant de celui-ci, son frère… ) ou celle de Daniel ( son ancien meilleur ami Todd, son ex Nicola, ses enfants… ), et met ainsi en lumière les interactions entre chacun d’eux et les évènements qui ont fait de Claudette et Daniel ce qu’ils étaient au moment où tout a dérapé, en 2010, et ce qu’ils sont aujourd’hui en 2016.
La psychologie de chaque personnage est fouillée, aucune de leurs pensées – même les plus intimes – ne nous sont épargnées et, au final, nous n’ignorons aucun des aspects de leur vie ( aucun de ceux qui concernent l’histoire en tous cas ). C’est d’ailleurs ce qui nous les rend si proches et donne au récit une dimension particulièrement humaine.

« Assez de bleu dans le ciel » est donc un roman dense et riche, intelligemment écrit et qui touche son lecteur en plein cœur.
Le nombre de personnages et les allers-retours dans le passé peuvent déstabiliser au début mais, personnellement, c’est une des caractéristiques de l’écriture de Maggie O’Farrell que j’apprécie. Elle lui permet de distiller habilement des indices sur l’histoire et la personnalité de ses personnages tout en éveillant notre intérêt de façon exponentielle.
J’ai été touchée par Daniel, ses blessures et son lourd passé, par Claudette aussi, son charisme et sa boulimie de liberté, mais également par les personnages secondaires, chacun à leur façon ( Nicola et Niall particulièrement ). Leur histoire fait forcément écho à la notre et nous rappelle que chacun de nos choix, chacune de nos décisions, a des conséquences sur notre vie, mais aussi sur celle de nos proches.
J’ai donc passé un très agréable moment en leur compagnie et, si vous avez le goût des destins uniques et agités, émouvants surtout, je ne peux que vous le recommander.

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D’une sauvage lutte pour la liberté

J’ai lu « Red Rising », tome 1, de Pierce Brown.

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Le résumé: « Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé. »

J’avais choisi ce livre en grande partie à cause de sa couverture ( oui, j’ai un truc avec les ailes ) et des excellentes critiques qu’il a reçues sur la toile.

« Red Rising » est le premier des trois tomes de la saga dystopique imaginée par Pierce Brown.
Le héros, Darrow, n’a pas la vie d’un adolescent classique: il vit sur Mars, au sein du groupe qui occupe la place la plus basse sur l’échelle sociale, les Rouges, est déjà marié et travaille durement à la mine. Il est un fossoyeur, le meilleur parmi ses pairs, et passe la majorité de son temps à creuser la roche dans l’espoir que ses efforts permettront aux Hommes de pouvoir enfin investir la surface de la planète.
Au sommet de la société, les Ors ne cessent en effet de marteler au petit peuple qu’ils sont la clé de la réussite de leur plan et que rien ne sera possible sans eux.
Darrow donne donc tout ce qu’il a, jours après jours, et ne se permet que peu de libertés. Et quand Eo, celle qu’il aime, l’entraîne dans un lieu interdit et lui donne un avant-goût du bonheur, il hésite, aveuglément fidèle aux principes qui lui ont été inculqués depuis toujours. Il ne comprend pas non plus quand elle lui parle de rébellion et d’opposition au pouvoir en place, tout ça est à mille lieues de ce à quoi il aspire et il refuse de mourir avant d’avoir 30 ans, comme son père avant lui.
Mais les deux jeunes gens sont découverts et, alors qu’ils sont amenés en place publique pour être fouettés, Eo entonne un chant interdit, le chant de la liberté, et bouleverse par son sacrifice la vie de son mari. Désormais plus rien ne sera comme avant et Darrow, épaulé par d’obscurs alliés, va tout mettre en œuvre pour venger sa bien-aimée et, pour la première fois, mener un Rouge à la tête d’une société qui s’est construite sur le mensonge et l’exploitation des plus faibles.

J’ai beaucoup aimé la première partie, celle où l’on découvre Darrow et, à travers lui, le destin de tous les Rouges, appelés à passer leur courte vie dans les entrailles de Mars. L’ambiance lourde et oppressante est quasiment palpable et, en tant que lecteurs, nous avons nous aussi du mal à respirer dans cet univers particulièrement sombre où le plaisir n’a pas sa place.
Darrow a une personnalité duelle, il est à la fois totalement investi dans son rôle ( il ne s’imagine d’ailleurs pas occuper une autre place que la sienne ) et tête-brûlée au travail, déjà un peu rebelle sur les bords même s’il n’en a pas encore conscience. Il est très attaché aux quelques membres de sa famille encore en vie mais, plus que tout, à Eo, sa femme, qui voit en lui le héros qui bouleversera l’ordre établi. On n’a aucun mal à s’identifier à lui lorsqu’il la perd et qu’il s’effondre sous le poids du chagrin, ni même lorsque, miraculé, il décide de se servir de sa peine comme d’une arme pour la venger, elle et tous les siens.
J’ai par contre bien moins accroché aux parties suivantes même si l’action est prenante et que des rebondissements inattendus donnent du rythme au récit ( qui tend cependant à s’essouffler en partie 3 ). Les rapprochements avec des dystopies existantes sont inévitables, Hunger Games et Divergente notamment, puisque pour arriver au bout de la première étape de son plan Darrow doit participer à un cruel jeu de guerre qui oppose plusieurs maisons. Il y a du sang, de la trahison, une ambiance violente et glauque… rien ne nous est épargné! Et, finalement, l’aspect dystopie/science-fiction de l’histoire passe au second plan.
J’hésite du coup à poursuivre avec le second tome…

Pour résumer: Pierce Brown livre un roman efficace où l’action prend place dans un monde crédible et bien pensé ( même si ça sent le déjà-vu ), et on suit avidement les aventures de Darrow, propulsé héros malgré lui.
L’écriture est agréable, moderne et inventive ( l’auteur use et abuse de néologismes pour décrire les armes et la technologie – c’est un peu déroutant au début d’ailleurs ), et les différents personnages, Darrow en tête, forme une intéressante galerie ( Sevro et son père ont particulièrement retenus mon attention ).
Je comprends aisément que les fans de Hunger Games aient été conquis mais, personnellement, je sors de cette lecture un peu perplexe.

Mes séries du moment #7

Ces derniers temps j’ai donné dans un peu tous les styles côté séries: du surnaturel, de l’humoristique, du feel good, du policier, de la science fiction…
Mais rien de trop sérieux, juste de quoi me changer les idées, me faire frissonner, sursauter, rire et réfléchir un peu ( quand même ).

South of hell, saison 1.

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Le pitch: « Maria Abascal, chasseuse de démons aux pouvoirs innés, possède en elle un alter-ego maléfique, Abigail, qui se nourrit du mal que son hôte chasse chez les autres. Elles partagent une âme et une destinée, chacune essayant tant bien que mal de surpasser l’autre… »

On m’a conseillé cette série après que j’ai dit avoir aimé « Hemlock Grove » ( dont je n’ai toujours pas vu la saison 3 d’ailleurs ). Elles ont en effet comme point commun d’être produites/réalisées par Eli Roth, l’un des maîtres contemporains de l’horreur. Et, autant je déteste les films du genre, autant en série je suis plutôt bon public.
South of Hell est percutante et dérangeante à souhait, l’ambiance générale est lourde et son actrice principale, l’excellente ( et trop absente des écrans ) Mena Suvari, livre un jeu double parfait. Elle interprète en effet à la fois le rôle de Maria, chasseuse de démons, et de Abigail, l’entité que son père, leader d’une dangereuse secte, a placée en elle.
Personnellement j’ai adoré la première partie de la saison – la seule pour l’instant, consacrée aux missions de Maria ( aidée de son frère, l’instable David ), mais j’ai moins aimé la seconde, centrée sur l’affrontement entre la jeune femme et son ignoble père.
Et à l’heure actuelle rien ne dit qu’il y en aura une deuxième…

No tomorrow, saison 1.

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Le pitch: « Evie, une jeune femme qui ne prend jamais de risques dans sa vie personnelle, tombe amoureuse de Xavier, un homme complètement insouciant, qui est persuadé que l’apocalypse est imminente et qui va l’encourager à établir une liste de choses à accomplir avant la fin du monde. »

Je cherchais une série légère, sans prise de tête, et je suis tombée sur celle-ci.
Je n’en attendais pas grand chose, juste passer un bon moment, et je dois avouer que j’ai été très agréablement surprise.
Une fois passée la ( petite ) déception d’avoir affaire aux clichés habituels de la comédie romantique, le fille canon mais un peu coincée et limite psychorigide qui tombe sous le charme du beau gosse rebelle et libre de toute attache, je me suis laissée embarquer par le duo d’acteurs qui porte la série, Tori Anderson et Joshua Sasse, et par l’irrésistible pléiade de rôles secondaires ( mention spéciale au trio Hank, Kareema et Deidre ).
J’ai aussi adoré que sous des airs de série légère « No tomorrow » soit en fait bien plus profonde qu’il n’y paraît. Grâce à cette histoire de fin du monde et de bucket list elle nous fait réfléchir sur l’intérêt qu’il y a à vivre pour nous, à faire autant que possible ce que l’on aime, à expérimenter sans cesse, et à se donner les moyens d’être réellement heureux.
J’ai beaucoup ri, j’ai été touchée aussi, je me suis rincée l’œil ( Joshua est vraiment à tomber – et dans la vie il est fan de poésie et de nature, l’homme parfait quoi! ^^ ) et ça m’a fait un bien fou!

You’re the worst, saison 1.

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Le pitch: « Quand deux personnalités toxiques tentent une ébauche de relation. Jimmy, un écrivain égoïste, tombe sous le charme de Gretchen, une jeune femme auto-destructrice. Contre toute-attente, le courant passe entre les deux spécimens. »

Là aussi j’ai déniché cette série un peu par hasard. J’avais fini ( et adoré ) la saison 2 de « Casual » et je cherchais une série un peu dans le même genre, drôle mais pas superficielle, et intelligente. Et j’ai décroché le bon numéro.
Les acteurs sont terribles ( l’interprétation de Kether Donohue, qui joue Lindsay, la meilleure amie de l’héroïne, est hilarante, je suis archi fan! ), le duo principal fonctionne à merveille, et là aussi, comme pour « No Tomorrow » ( mais dans un style différent ), l’humour sert de couverture à un propos bien plus sérieux. La psychologie de chaque personnage est intelligemment travaillée, c’est ultra drôle, irrévérencieux et politiquement incorrect et, l’air de rien, ça fait réfléchir, notamment sur ce que signifie être en couple aujourd’hui.
J’ai adoré et je ne vais pas tarder à passer à la saison 2.

Sherlock, saison 4.

sherlock-season-4-promo-poster( bande annonce visible en cliquant sur l’affiche )

Le ( court ) pitch ( est-ce bien nécessaire d’ailleurs? ): « Les aventures de Sherlock Holmes et de son acolyte de toujours, le docteur Watson, sont transposées au XXIème siècle… »

« Sherlock » est, pour moi, de loin la meilleure adaptation télé du mythique enquêteur, notamment ( et surtout ) grâce à l’incroyable performance de Benedict Cumberbatch ( qui persiste et signe dans cette décoiffante saison 4 ) et au duo qu’il forme avec Martin Freeman.
J’avais beaucoup aimé les saisons précédentes et celle-ci n’a pas dérogé à la règle, bien que sa forme et son contenu soient pour le moins inhabituels et quelque peu déstabilisants. Elle ne compte en effet que 3 épisodes, chacun de la durée d’un long métrage, et s’intéresse de près à la vie privée et à la face cachée des personnages.
C’est bouillonnant, foisonnant, déconcertant, surprenant et tellement de choses encore!
Certains s’y sont peut-être un peu perdus mais MrJuin et moi n’en avons pas perdu une miette.

Colony, saison 1.

004157( bande annonce visible en cliquant sur l’affiche )

Le pitch: « Dans un futur proche, les extraterrestres ont colonisé la Terre. Et pourtant, la plupart des humains ne savent pas à quoi ces aliens ressemblent, les personnes chargées de faire régner l’ordre étant des collaborateurs. A Los Angeles, les Bowman vivent comme beaucoup d’autres sous une menace constante. Lorsque le passé de Will, le père de la tribu, remonte à la surface, le gouverneur du secteur offre à cet ancien du FBI de mettre ses compétences à profit pour étouffer la progression de la résistance. Alléchés par la possibilité de retrouver leur fils cadet disparu depuis le jour de l’occupation, Will et son épouse Katie vont devoir prendre la plus difficile décision de leur existence. Choisiront-ils de collaborer… ou de résister ? »

Quand on a vu que cette nouvelle série de science-fiction allait passer à la télé, MrJuin et moi nous sommes dit « pourquoi pas »?. On n’en avait pas entendu parler mais ça nous faisait plaisir de revoir Josh Holloway à l’écran ( on l’avait adoré dans « Lost » ) et le résumé était plutôt sympa.
On a donc regardé cette première saison sans à priori et, même si le démarrage a été un peu lent, la sauce a fini par prendre et on a suivi les aventures de Will et Katie avec plaisir. La réalisation est propre, les acteurs sont bons ( on en a déjà vus beaucoup dans d’autres séries: « Mentalist », « Dr House », « Prison Break »… ), il y a de l’action et du suspens, une tension quasi constante qui tient le spectateur en haleine, bref, c’est plutôt bien fait.
Ce n’est pas la série du siècle mais elle se regarde sans soucis et, grâce à l’habile cliffhanger de fin de saison, on a hâte de voir la suite.

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Des choix et de leurs conséquences

J’ai lu « Clarissa » de Stefan Zweig.

Clarissa

Le résumé: « « Le monde entre 1902 et le début de la Seconde Guerre mondiale, vu à travers les yeux d’une femme » : ainsi Stefan Zweig résumait-il le thème de ce roman, entrepris dans les derniers temps de sa vie et retrouvé dans ses archives.
Clarissa, fille d’un militaire autrichien, est née en 1894. À l’aube du premier conflit mondial, elle rencontre à Lucerne, en Suisse, un jeune socialiste français, Léonard, qui n’est pas sans évoquer Romain Rolland. La guerre les sépare, mais Clarissa attend un enfant.
Dans l’Europe déchirée, en proie à l’hystérie nationaliste, son acceptation de cette maternité va devenir, plus qu’une décision personnelle : un destin et un symbole.
Une œuvre testamentaire où le grand écrivain autrichien résume, de façon poignante, son idéal humaniste et son désespoir.« 

Comme certains d’entre vous, je suis amoureuse de la plume de Stefan Zweig.
J’ai découvert cet auteur avec le célébrissime « La confusion des sentiments », et ça a été une vraie révélation. J’ai du coup enchaîné avec plusieurs titres sur une courte période avant de faire une pause de peur d’épuiser toute son œuvre ( oui je sais, c’est idiot ^^ ).

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que ce roman est inachevé et qu’il a été publié après la disparition de l’auteur. ça en fait forcément un livre un peu à part.

Personnellement, j’avoue ne pas avoir grand chose à en dire.
L’histoire est simple: on suit sur plusieurs années – de 1902 à 1920/30 – le destin de Clarissa, jeune fille de bonne famille ayant grandi sans mère et dans l’ombre d’un père obsédé par sa mission dans l’armée, sur fond de Première Guerre mondiale.
Ayant passé une dizaine d’années dans un établissement privé, elle se retrouve totalement dépourvue lorsque son père lui annonce qu’il quitte Vienne et qu’elle et son frère vont devoir gérer leur vie seuls. Ne connaissant rien du monde qui l’entoure, elle décide au hasard d’une rencontre de s’intéresser de plus près aux sciences de l’éducation – en plein essor à l’époque – et devient la secrétaire particulière d’un psychiatre passionné par le sujet. Et, lors d’un voyage en Suisse entrepris pour rendre service à son patron, elle rencontre celui qui, alors qu’elle ne s’était jusque là jamais intéressée aux hommes ( ni de près ni de loin ), va faire chavirer son cœur et la placer – malgré lui – dans une situation particulièrement difficile.
Clarissa va donc devoir faire le choix le plus important de sa modeste vie, à l’aune de sa propre situation et de celle, mouvementée, de l’Europe de ce début de XXe siècle.

L’histoire est simple donc, et intéressante de par la mise en parallèle de la petite et de la grande Histoire, et, comme d’habitude avec Zweig, la plume particulièrement belle.
Mais le personnage central de ce roman, Clarissa, ne m’a pas particulièrement touchée. L’auteur lui prête un caractère introverti et peu enclin à la confidence et nous ne savons finalement pas grand chose d’elle, de ce qui fait sa vie et de ce dont sont faites ses pensées ( ou alors de façon très superficielle ). Difficile donc de s’approprier son histoire et de s’identifier à elle ( même si elle fait un choix plutôt osé pour l’époque en optant pour des études et un travail plutôt qu’un mariage ). Difficile aussi d’être réellement ému par son parcours et d’entrer pleinement dans le récit.
De plus, la période de sa vie qui dévoile un peu de son humanité – son histoire d’amour avec Léonard –  ne représente qu’une petite partie du roman et ne suffit pas à nous la rendre sympathique.

L’intérêt du livre ( que l’on peut présenter comme un joli portrait de femme ) tient donc finalement plus dans la description en arrière-plan de la vie en temps de guerre, et l’évocation de la place de l’Autriche dans le conflit, que dans l’histoire de Clarissa à proprement parler ( dont la fin est abrupte puisque le livre n’a pas été achevé ).
Mais lire du Zweig est toujours pour moi un réel plaisir et jamais ( ô grand jamais! ) une perte de temps.

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