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Ravitaillement #18

Après plusieurs mois sans achats livresques – il faut savoir être raisonnable de temps en temps -, j’ai craqué et de nouveaux romans ont rejoint ma PAL aux côtés de ceux que j’ai reçus en cadeau à Noël et dont j’avais oublié de vous parler.

Mon butin de fin d’année donc:

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« Silo » ( tome 1 ), de Hugh Howey.

Le résumé: « Dans un futur indéterminé, des survivants vivent depuis plusieurs générations dans un immense silo creusé dans la terre, à l’abri d’une atmosphère devenue toxique. Seul un immense écran relayant les images filmées par des caméras les relie au monde extérieur. Lorsque cette société bannit l’un des siens, il est envoyé dehors, vers une mort certaine, et pourtant, tous sans exception vont, avant de mourir, nettoyer les capteurs des caméras. Pourquoi ?« 

Depuis quelques temps je prends plaisir à lire des romans de science-fiction et le résumé de celui-ci m’a fait de l’œil. Il faut dire qu’il n’est pas sans rappeler une des problématiques de la fameuse série « Les 100 » et que, vu comment les choses avancent dans notre monde en ce moment ( notamment en matière de pollution ), une telle situation me paraît tout à fait crédible.
A côté de ça je ne connais pas du tout l’auteur donc ce sera une totale découverte.

« Harry Potter et l’enfant maudit », de J.K Rowling, John Tiffany et Jack Thorne.

Le résumé: « Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.« 

Une explication est-elle vraiment nécessaire? ^^
J’ai entrepris la lecture des 7 tomes de Harry Potter il y a deux ans ( si je ne me trompe pas ) et je ne pouvais évidemment pas passer à côté de celui-ci même si, comme vous le savez, il s’agit du texte de la pièce et non d’un roman.
J’aime tellement cet univers que j’ai fait durer le plaisir en ne lisant qu’un tome tous les deux ou trois mois; je viens d’ailleurs tout juste de finir le n°7 et j’appréhende de ne plus rien avoir à lire.

Mes nouveaux achats:

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« Déboire », de Augusten Burroughs.

Le résumé: « Augusten, autodidacte ambitieux et la vingtaine bien tapée, se trouve propulsé comme créatif dans l’univers impitoyable de la publicité à New York. Seulement voilà, toujours hanté par les démons de son passé, le jeune homme voue un amour immodéré à l’alcool sous tous ses dérivés. Une tare qui l’expulse illico de sa boîte de Pandore pour le catapulter dans un centre de désintoxication aussi gay qu’invraisemblable et tout bonnement décalé…« 

J’ai découvert cet auteur américain totalement par hasard il y a une dizaine d’années en jetant mon dévolu sur son son roman autobiographique « Courir avec des ciseaux », et je suis tout de suite tombée sous le charme de son style inimitable. J’avais du coup enchaîné peu de temps après avec « Effets secondaires probables ».
Je poursuis donc ma découverte de l’univers d’Augusten Burroughs avec « Déboire », qui est en fait paru entre les deux que j’ai précédemment lus, et je ne doute pas de passer un excellent moment de lecture en sa compagnie.

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-« Terremer », de Ursula K. Le Guin.

Le résumé: « Ici, il y a des dragons. Il y a des enchanteurs, une mer immense et des îles. Ged, simple gardien de chèvres sur l’île de Gont, a le don. Il va devenir au terme d’une longue initiation, en traversant nombre d’épreuves redoutables, le plus grand sorcier de Terremer, l’Archimage.« 

Je ne connaissais cette saga fantasy que de nom jusqu’à ce que la mort de l’auteure, il y a peu, m’incite à me pencher sur son travail. J’ai hésité entre acheté ce livre – qui regroupe en fait les trois premiers tomes du cycle de Terremer – et regardé l’adaptation animée de Goro Miyazaki « Les contes de Terremer ». Je me suis finalement dit qu’une lecture de l’original était plus appropriée pour me faire une idée juste du talent de Ursula K. Le Guin ( salué à de nombreuses reprises par ses pairs ).

Voilà, 4 nouveaux livres donc, en plus de ceux qui patientent depuis un petit moment déjà en attendant que je sois d’humeur à les lire ( parce que oui, c’est essentiellement mon état d’esprit du moment qui guide mes lectures ).

 

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Point lecture

Je n’ai pas été très présente ces derniers mois et je me suis rendue compte que mon dernier avis livresque remonte au mois de mai. Je n’ai toutefois pas arrêté de lire, mais je ne suis plus aussi disponible qu’avant pour partager mon ressenti en détails et, je dois bien l’avouer, l’envie de le faire m’a(vait) quelque peu quittée.
Je pense quand même que faire le point sur mes dernières lectures est une bonne façon de commencer cette nouvelle année.
En route donc!

Au printemps j’ai lu:

« Annabel », de Kathleen Winter.

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Le résumé: « 1968, un bourg côtier du Labrador au Canada. Un enfant naît, ni garçon ni fille. Intersexué. Ils sont trois à partager ce secret : les parents et une voisine de confiance. On décide de faire opérer l’enfant ; ce sera Wayne – le choix du père. Mais dans l’eau trouble de l’adolescence, son moi caché, cette Annabel qui l’accompagne comme une ombre, réapparaît. Et avec elle, la vérité. Un magnifique roman sur la différence et l’identité, porté par une langue poétique où vibrent intimement la Nature et les êtres. »

J’avais hâte de lire ce livre car, vous le savez désormais, l’intersexualité et le transgendérisme sont des sujets qui m’intéressent particulièrement. Et les excellentes critiques qui se multipliaient sur internet m’ont confortée dans ma décision.
J’avais finalement peut-être un peu trop d’attentes et j’ai été déçue par cette lecture. Autant j’ai adoré la première partie – qui s’intéresse particulièrement à Wayne et à sa relation avec ses parents -, autant je n’ai pas été convaincue par la seconde – lorsque Wayne quitte sa famille pour vivre en ville -, la trouvant notamment trop sombre et moins intimiste.

Au début de l’été j’ai lu:

-la trilogie « Partials », de Dan Wells ( tomes 1,2 et 3 donc ).

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Le résumé: « Un virus. La guerre contre les Partials ces êtres mi-humains, mi-robots a décimé la population. Seuls quelques milliers retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux le RM les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d une journée si ce n est quelques minutes. La race humaine s éteint inexorablement et aucun médecin n a de remède.
Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l ennemi juré lui-même ?
Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent… »

Je ne savais pas grand chose de cette saga avant de commencer à la lire, j’avais juste aimé le résumé et décidé de tenter l’aventure avec le premier tome. Il se trouve que j’ai tout de suite accroché à l’histoire, et qu’une fois la première partie terminée j’ai tout de suite enchaîné avec la suivante et la dernière.
Comme le résumé l’explique il s’agit d’une dystopie dont l’héroïne est une ado mais toute ressemblance possible avec une autre saga s’arrête là. C’est d’ailleurs ce qui m’a plu, je n’ai jamais eu l’impression d’un « déjà lu/vu » et, même s’il y a une romance au cœur de l’intrigue, elle n’occupe qu’une toute petite place, loin derrière la quête d’identité et de vérité du personnage principal.
Une bonne surprise donc.

A la fin de l’été j’ai lu:

« Thérèse Raquin », de Zola.

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Le résumé: « Le Paris des pauvres, sous le Second Empire.
A l’ombre de Notre-Dame, impasse du Pont Neuf, une mercerie misérable. Depuis trois ans, Thérèse vit là, silencieuse; passive, comme endormie, entre sa belle-mère et son mari – Camille, un petit employé maladif et laid.
C’est le mari qui, un soir, ramène un ami d’enfance croisé par hasard: Laurent. Jeune, sanguin, vigoureux, tous les appétits. Alors Thérèse soudain s’éveille, devient belle, brûle. Sa frénésie charnelle envoûte Laurent. Et quand leurs rencontres clandestines
sont menacées, ils sont prêts à tout.
Un dimanche, du côté de Saint-Ouen sur Seine, le mari berné, l’épouse et l’amant iront faire une « partie de canot »… Thérèse et Laurent reviennent seuls. Froids, presque hostiles, la mémoire déjà hantée d’images et de cris… »

« Thérèse Raquin » faisait partie de ces classiques que je n’avais pas encore lus, j’ai donc réparé cette lacune. Mais, contrairement au « Horla » de Maupassant que j’ai dévoré avec plaisir, ce roman de Zola n’a pas été une lecture particulièrement agréable. J’ai même failli renoncer à plusieurs reprise, notamment à cause de l’écriture qui m’a paru trop « lourde » et répétitive. L’histoire en elle-même est intéressante, l’analyse de la psychologie des personnages aussi, mais l’ensemble ne m’a vraiment pas emballée.

« Harry Potter et le prince de sang mêlé », de J.K Rowling.

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Le résumé: « Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi le professeur Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l’entraîner ? »

Suite de mon périple Harry Potter que, contrairement à la majorité d’entre vous, j’ai commencé bien tard. J’ai en effet d’abord découvert le monde des sorciers via les adaptations des romans au cinéma.
Je connaissais donc déjà les grandes lignes de l’histoire mais les livres sont évidemment bien plus complets et apportent un éclairage différent, bien plus précis et fourni.
Ce tome-là marque un tournant dans l’intrigue et il est à ce titre incontournable.
J’aime tellement cet univers que je prends tout mon temps pour parcourir chacun des tomes, je n’ai donc pas encore fini ( mais presque hélas ) et c’est très bien comme ça!

En automne j’ai lu:

« Culottées » (t.2), la BD de Pénélope Bagieu.

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Le résumé: « Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent : deuxième volet ! Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d’investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde… « Les Culottées » ont fait voler en éclat les préjugés. Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin. »

J’ai reçu ce livre en échange d’une critique publiée sur le site Lecteurs.com.
J’avais lu pas mal d’articles sur cette série de BD et je connaissais Pénélope Bagieu depuis un petit moment déjà, mais je n’avais pas eu la chance de lire le premier tome, ça a donc été une totale découverte.
Le livre en lui-même est magnifique et son contenu vaut largement le détour, c’est un véritable hymne à la féminité! Pour ceux qui, comme moi, adorent apprendre sur tout et tout le monde ( personnages historiques bien sûr, par mes voisins de palier ^^ ), c’est un pur bonheur. Je ne connaissais pas la moitié des femmes dont Pénélope fait le portrait et j’ai aimé prendre la mesure de l’impact qu’elles ont eu sur leur environnement et leur époque.
Une super lecture donc.

« Retour en Irlande », de Maeve Binchy.

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Le résumé: « Petite ville d’Irlande proche de Dublin, Mountfern est en ébullition : Fernscourt, autrefois la demeure d’une famille protestante haïe des gens du pays et aujourd’hui en ruine, vient d’être rachetée par un étranger, un riche Américain ayant l’intention de la transformer en hôtel. Patrick O’Neill, homme d’affaires, vient pour y retrouver ses racines. Ce « retour » est une victoire, une revanche, presque une vengeance. En effet, son grand-père a autrefois été chassé de Mountfern par les propriétaires de Fernscourt. Aujourd’hui, la bâtisse est à lui, et c’est là qu’il veut s’installer pour toujours. Pendant quatre années, émaillées de joies et de peines, de drames parfois, Patrick va tout faire pour réaliser son rêve d’enfant. »

J’avais acheté ce livre lors d’une vente solidaire pour la seule et unique bonne raison qu’il parlait de l’Irlande.
Au premier abord l’histoire ne paye pas de mine, mais on se laisse vite absorber par le destin des habitants de Mountfern, petite bourgade typique du cœur de l’Irlande où tout le monde se connait et où rien ne change vraiment. Plus que le récit du retour au pays de Patrick O’Neill, ce roman est en fait la chronique de l’Irlande populaire des années 60, et ses pages se tournent avec plaisir, émaillées çà et là de rebondissements qui tiennent habilement le lecteur en haleine.
Ce n’est pas le roman du siècle mais j’ai passé un bon moment en sa compagnie.

« Miss Peregrine et les enfants particulier – Hollow City », de Ransom Riggs.

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Le résumé: « Jacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en Oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnés, sur l’île de Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes !
Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s’échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage. Ils sont aussitôt pris en chasse par des Estres déguisés en soldats, qui veulent à tout prix capturer l’Oiseau.
Les enfants fuient à travers la forêt, et se réfugient dans une boucle temporelle abandonnée par une certaine Miss Wren. Là vit une curieuse ménagerie d’animaux singuliers. Parmi eux, Addison, un chien parlant, un ému-rafe croisement improbable entre une girafe et un âne , des poules qui pondent des oeufs explosifs, et un chimpanzé fantasque. Addison leur explique que Miss Wren est partie à Londres pour tenter de libérer ses soeurs Ombrunes, capturées par les Estres. Et il leur apprend que c’est la dernière Ombrune en liberté.
Jacob, Emma, Enoch, Olive, Bronwyn, Millard, Horace, Hugh décident de la rejoindre au plus vite, car elle est la seule personne capable de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine. »

J’avais lu le premier tome en 2016 et, même si ça n’avait pas été un coup de cœur, j’avais bien aimé découvrir les péripéties de Jacob et des enfants particuliers. Et, quand j’avais appris que Tim Burton s’attaquait à son adaptation au cinéma j’avais laissé échappé un cri de joie… avant de ressortir archi déçue de la séance de ciné parce qu’il en avait fait un film pour enfants alors qu’à mes yeux l’histoire était nettement plus sombre et sérieuse.
J’avais donc décidé de découvrir la suite en livre plutôt que sur écran, et j’ai bien plus apprécié ce deuxième opus.
J’ai trouvé l’histoire plus intéressante, notamment parce que Jacob entre réellement en action, et apprécié le suspens quasi permanent et les révélations faites aux enfants.
Pour finir, le livre est toujours aussi beau avec toutes ces photos qui émaillent le récit et lui donnent un air d’objet ancien.

-« Compagnons du nouveau monde », ( t.5 de la saga « Les colonnes du ciel ) de Bernard Clavel.

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Le résumé: « Il n’a pas pu résister à l’appel de la route. Il savait qu’il briserait le cœur de Marie et que, dans la forêt de Chaux, rien ne serait plus jamais pareil, mais Bisontin est finalement parti. Loin, très loin. Il s’est embarqué pour le Nouveau Monde avec Dolois-Cœur-en-Joie, l’ami compagnon, et Séverine, la petite Malouine, dont il est profondément épris.À Québec, ils commencent une nouvelle vie encore une fois dans des conditions terriblement rudes. Ici il leur faut se protéger des élans furieux d’une nature indomptée, des Iroquois, des jésuites qui édictent leurs lois et surtout des coups incessants d’un destin qui semble bien décidé à continuer de les malmener… »

J’avais trouvé ce livre lors que la même vente solidaire que « Retour en Irlande » de Maeve Binchy. Je connaissais Bernard Clavel de nom mais je n’avais rien lu de lui, et je ne connaissais pas la saga dont est issu ce roman, mais une lecture sur l’installation de colons au Québec me tentait et je me suis lancée.
J’ai passé un agréable moment en compagnie de Bisontin et je me suis fait une petite idée de la réalité de la vie des colons qui ont œuvré à l’édification des premières villes du Canada, mais j’ai trouvé l’écriture datée et regretté la fin abrupte.
Ce n’est donc pas un livre qui me restera en mémoire.

Au début de l’hiver j’ai lu:

« Le vide de nos cœurs », de Jasmine Warga.

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Le résumé: « À 16 ans, Aysel n’a qu’une obsession : planifier sa propre mort à la perfection. Entre sa mère qui la regarde à peine, ses camarades de lycée qui l’évitent, et son père responsable de l’accident fatal qui a marqué sa petite ville à jamais, pour Aysel la vie est devenue trop lourde à supporter. Seul problème, elle n’est pas sûre d’y arriver seule.C’est alors qu’elle découvre Suicide Partners, un site qui lui permettra de trouver le compagnon idéal. Et c’est FrozenRobot, alias Roman, victime d’une tragédie familiale, sur qui elle jette son dévolu. Aysel et Roman n’ont rien en commun, mais ils commencent à apprivoiser leurs failles.Alors que la date fatidique approche, Aysel va devoir choisir entre son envie de mourir et celle de convaincre Roman qu’il ne devrait pas se sacrifier.Et Roman n’est pas du genre facile à persuader… »

J’avais trouvé ce livre dans un magasin de déstockage. Je m’étais laissée séduire par la couverture et le résumé, sans pour autant avoir trop d’attentes parce qu’en général ce genre de littérature me laisse froide.
Mais je dois avouer que j’ai été agréablement surprise et que j’ai dévoré ce roman en quelques jours.
L’histoire n’a en elle même pas grand chose d’original, et on se doute dés le début qu’il va y avoir une histoire d’amour, mais la construction du récit est intéressante ( tout se déroule suivant un compte à rebours lancé par le personnage principal ) et les choses sont amenées plutôt habilement. Le thème du suicide des jeunes est évidemment toujours d’actualité et l’auteur l’aborde sans misérabilisme, en toute simplicité et avec humanité. Et, pour ne rien gâcher, la fin n’est pas si happy qu’on pourrait le penser au début.

« 1984 », de George Orwell.

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Le résumé: « De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »

Encore un classique que je n’avais jamais lu et que je jugeais indispensable à ma culture générale.
J’ai eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire, les 100 premières pages ont été laborieuses, mais je me suis finalement laissée prendre par l’histoire de Winston. J’ai cependant trouvé l’écriture ( presque ) impénétrable et, même si le propos est évidemment plus d’actualité que jamais, les détails politiques expliquant le régime en place ont failli me perdre à plusieurs reprises. Et, là aussi, la fin m’a laissée sur ma faim ( même s’il est aisé de deviner de quelle façon se finit réellement le destin de Winston ).

 

La magie livresque de Su Blackwell

Su Blackwell est une artiste anglaise, diplômée du Royal College of Art de Londres, qui, à l’image d’autres artistes que je vous ai présentés ici, a choisi le livre comme matériau de création.
Passionnée de littérature, elle déniche des ouvrages dans des boutiques d’occasion, les lit, puis les transforme en œuvres d’art – en s’inspirant de leur contenu – au prix d’un processus minutieux mêlant patience et savoir-faire.
Armée d’un scalpel et de colle, elle découpe, déchire et modèle pour finalement sublimer et transcender la fragilité des livres en réalisant de véritables scénettes en 3D qui prennent vie au cœur des pages.
Elle a également travaillé pour le théâtre en réalisant les décors grandeur nature de la pièce « Snow Queen », présentée au Rose Theatre de Kingston en 2011.

Quelques exemples de son travail:

1« Don’t kill the mockingbird »

2
« The lighthouse keeper’s cottage »

3« The ice maiden »

4« Wild Flowers of the British Isles

5« The raven »

6« Murder on the Orient Express »

7« Pandora opens box »

Plus de créations ici.

Les livres recyclés de Cecilia Levy

Tout comme Alexis Arnold et Jacqueline Rush Lee, Cecilia Levy a choisi les livres comme matériau de prédilection.
A l’origine graphiste et relieuse, elle est désormais artiste a plein temps et réalise toutes sortes d’objets à partir de vieux volumes.
Elle en déchire et découpe les pages et, à l’aide de la technique du papier mâché ( que nous avons tous au moins pratiquée une fois dans notre vie ), elle donne aux livres, et aux mots qui les composent, une toute nouvelle dimension. D’abord passifs et inanimés, ils prennent sous ses doigts, au gré de son imagination, l’apparence d’objets usuels et/ou poétiques et, bien que détournés de leur usage premier, ne sont en rien niés mais transformés et sublimés.
Sensible à son environnement et à la nature en général, la notion de recyclage est évidemment présente au cœur de son travail.

Voici quelques exemples:

Vous pouvez admirer le reste de son travail ici.

Ravitaillement #14

Comme vous avez pu le voir, j’ai été très gâtée à Noël et ma PAL est plus que bien pourvue. Mais ce sont pour la plupart d’assez gros ouvrages ( plus de 400 pages – oui je sais, tout est relatif ^^ ) et j’avais envie de courtes lectures pour pouvoir varier les plaisirs.
J’ai donc ajouté trois petits livres à ma pile:

– « Lettre d’une inconnue –  & Le joueur d’échecs » de Stefan Zweig.

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Le résumé: « À toi qui ne m’as jamais connue ». La lettre, anonyme, s’adresse bien à lui, à l’homme qu’il était et qu’il est demeuré, l’écrivain célèbre pour son talent, sa frivolité et ses conquêtes. Comment se souvenir de cette femme qui lui déclare sa passion de toute une vie, de cette adolescente de 13 ans qui l’épiait et l’adorait naguère en silence ? Comment revoir le visage de cette inconnue qui se donnerait à lui, plus tard, et de leur brève idylle dans Vienne enneigée ?
Ce texte est suivi de la nouvelle Le Joueur d’échecs, dernier écrit de Stefan Zweig. Sur un paquebot reliant New York à Buenos Aires, une partie d’échecs entre deux passionnés que tout oppose et que le jeu réunit. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire aux allures de confessions… »

Stefan Zweig fait partie de mes auteurs favoris. Sa plume n’a pas d’équivalent et je ne me lasse jamais découvrir ses textes. Mais comme j’aime faire durer le plaisir, je n’ai jusqu’ici lu que quelques uns de ses romans ( « La confusion des sentiments », « Le voyage dans le passé » et « Destruction d’un cœur » ). La seule idée qu’il m’en reste encore beaucoup à découvrir suffit à mon bonheur.
J’en ajouterai donc deux à ma liste avec cette édition Pocket ( à tout petit prix ) et je sais déjà que je vais adorer.

– « Le Horla – et autres nouvelles fantastiques » de Maupassant.

Le Horla

Le résumé: « Invisible, indéfinissable, malfaisante, la « chose » rôde autour de lui. L’homme est pris de fièvres, d’insomnies, de cauchemars. L’eau de sa carafe disparaît, la tige d’une rose se brise sous ses yeux, les pages de son livre tournent d’elles-mêmes. À l’angoisse succèdent la peur puis l’épouvante. Qui est cet Autre qui maintenant crie son nom, « le Horla » ? « C’est lui, qui me hante !
Il est en moi, il devient mon âme ; je le tuerai ! »

Le thème de la folie court comme un motif effrayant chez Maupassant. Mais Le Horla, journal d’un fou, demeure l’œuvre d’un artiste au sommet de son art, une des plus troublantes de la littérature fantastique. »

Avec ce livre je poursuis ma découverte des grands classiques de la littérature. Comme pour les autres, j’en ai tellement entendu parler que j’ai l’impression de l’avoir déjà lu.
C’est un des piliers du genre fantastique au XIXe siècle et il me tarde de pouvoir me faire ma propre idée à son sujet.

– « Le livre de toutes les réponses sauf une » de Manon Fargetton.

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Le résumé: « Cette année, Bérénice fait sa rentrée dans un nouveau collège et son nom de famille, Lamort, provoque immanquablement des moqueries cruelles.
Mais une autre nouvelle élève, Pandora Hurlevent, l’aide à supporter les ricanements et à y faire face. Bientôt Lazare se joint à leur duo.
Tous trois apprennent à se connaître en échangeant confidences et rêveries.
Jusqu’au jour où Pandora invite Bérénice chez elle et où la vérité se fait jour… »

J’ai fais la connaissance de Manon Fargetton par hasard sur Instagram après qu’elle ait liké une de mes photos et, après avoir jeté un œil à ses publications, j’ai eu très envie de lire ce petit roman pour découvrir sa plume.
Il est classé roman pour ados ( à partir de 11 ans ) mais je ne porte guère attention à ce genre de détail.
La couverture est très sympa, le résumé plutôt alléchant ( et intriguant ) et il a reçu de très bonnes critiques sur les sites de lecteurs.  Il a l’air de se lire vite et j’ai hâte de me plonger dans ses pages.

L’art livresque de Jonathan Callan

L’artiste britannique Jonathan Callan, originaire de Manchester, sévit en tant que sculpteur depuis le début des années 90. Aujourd’hui exposé dans les plus grands musées d’art moderne, il a choisi le livre comme matériau de prédilection.
Très tôt passionné par les objets en fin de vie, les déchets et la poussière, il n’hésite pas à tordre, déchirer, compresser ou déchiqueter tous les ouvrages mis à sa disposition, délaissant alors le fond pour la forme. Il ne porte en effet qu’un intérêt limité aux mots, et manipule le livre en tant qu’objet à part entière et non simple support d’un récit.
Fasciné depuis toujours par l’intérieur des choses, il pense que ce n’est que lorsque qu’un objet est brisé, cassé, décomposé, et donc inutile, que, paradoxalement, sa fonction peut réellement être comprise. La destruction permet à ses yeux de révéler le sens et d’amener à la compréhension.

Quelques exemples:

Vous pouvez admirer toutes ses œuvres ici.