Point lecture

Je n’ai pas été très présente ces derniers mois et je me suis rendue compte que mon dernier avis livresque remonte au mois de mai. Je n’ai toutefois pas arrêté de lire, mais je ne suis plus aussi disponible qu’avant pour partager mon ressenti en détails et, je dois bien l’avouer, l’envie de le faire m’a(vait) quelque peu quittée.
Je pense quand même que faire le point sur mes dernières lectures est une bonne façon de commencer cette nouvelle année.
En route donc!

Au printemps j’ai lu:

« Annabel », de Kathleen Winter.

annabel

Le résumé: « 1968, un bourg côtier du Labrador au Canada. Un enfant naît, ni garçon ni fille. Intersexué. Ils sont trois à partager ce secret : les parents et une voisine de confiance. On décide de faire opérer l’enfant ; ce sera Wayne – le choix du père. Mais dans l’eau trouble de l’adolescence, son moi caché, cette Annabel qui l’accompagne comme une ombre, réapparaît. Et avec elle, la vérité. Un magnifique roman sur la différence et l’identité, porté par une langue poétique où vibrent intimement la Nature et les êtres. »

J’avais hâte de lire ce livre car, vous le savez désormais, l’intersexualité et le transgendérisme sont des sujets qui m’intéressent particulièrement. Et les excellentes critiques qui se multipliaient sur internet m’ont confortée dans ma décision.
J’avais finalement peut-être un peu trop d’attentes et j’ai été déçue par cette lecture. Autant j’ai adoré la première partie – qui s’intéresse particulièrement à Wayne et à sa relation avec ses parents -, autant je n’ai pas été convaincue par la seconde – lorsque Wayne quitte sa famille pour vivre en ville -, la trouvant notamment trop sombre et moins intimiste.

Au début de l’été j’ai lu:

-la trilogie « Partials », de Dan Wells ( tomes 1,2 et 3 donc ).

9782253183631-t-2

Le résumé: « Un virus. La guerre contre les Partials ces êtres mi-humains, mi-robots a décimé la population. Seuls quelques milliers retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux le RM les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d une journée si ce n est quelques minutes. La race humaine s éteint inexorablement et aucun médecin n a de remède.
Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l ennemi juré lui-même ?
Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent… »

Je ne savais pas grand chose de cette saga avant de commencer à la lire, j’avais juste aimé le résumé et décidé de tenter l’aventure avec le premier tome. Il se trouve que j’ai tout de suite accroché à l’histoire, et qu’une fois la première partie terminée j’ai tout de suite enchaîné avec la suivante et la dernière.
Comme le résumé l’explique il s’agit d’une dystopie dont l’héroïne est une ado mais toute ressemblance possible avec une autre saga s’arrête là. C’est d’ailleurs ce qui m’a plu, je n’ai jamais eu l’impression d’un « déjà lu/vu » et, même s’il y a une romance au cœur de l’intrigue, elle n’occupe qu’une toute petite place, loin derrière la quête d’identité et de vérité du personnage principal.
Une bonne surprise donc.

A la fin de l’été j’ai lu:

« Thérèse Raquin », de Zola.

md18056353805

Le résumé: « Le Paris des pauvres, sous le Second Empire.
A l’ombre de Notre-Dame, impasse du Pont Neuf, une mercerie misérable. Depuis trois ans, Thérèse vit là, silencieuse; passive, comme endormie, entre sa belle-mère et son mari – Camille, un petit employé maladif et laid.
C’est le mari qui, un soir, ramène un ami d’enfance croisé par hasard: Laurent. Jeune, sanguin, vigoureux, tous les appétits. Alors Thérèse soudain s’éveille, devient belle, brûle. Sa frénésie charnelle envoûte Laurent. Et quand leurs rencontres clandestines
sont menacées, ils sont prêts à tout.
Un dimanche, du côté de Saint-Ouen sur Seine, le mari berné, l’épouse et l’amant iront faire une « partie de canot »… Thérèse et Laurent reviennent seuls. Froids, presque hostiles, la mémoire déjà hantée d’images et de cris… »

« Thérèse Raquin » faisait partie de ces classiques que je n’avais pas encore lus, j’ai donc réparé cette lacune. Mais, contrairement au « Horla » de Maupassant que j’ai dévoré avec plaisir, ce roman de Zola n’a pas été une lecture particulièrement agréable. J’ai même failli renoncer à plusieurs reprise, notamment à cause de l’écriture qui m’a paru trop « lourde » et répétitive. L’histoire en elle-même est intéressante, l’analyse de la psychologie des personnages aussi, mais l’ensemble ne m’a vraiment pas emballée.

« Harry Potter et le prince de sang mêlé », de J.K Rowling.

60cca27189a8974f8cad536943ba92c4

Le résumé: « Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi le professeur Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l’entraîner ? »

Suite de mon périple Harry Potter que, contrairement à la majorité d’entre vous, j’ai commencé bien tard. J’ai en effet d’abord découvert le monde des sorciers via les adaptations des romans au cinéma.
Je connaissais donc déjà les grandes lignes de l’histoire mais les livres sont évidemment bien plus complets et apportent un éclairage différent, bien plus précis et fourni.
Ce tome-là marque un tournant dans l’intrigue et il est à ce titre incontournable.
J’aime tellement cet univers que je prends tout mon temps pour parcourir chacun des tomes, je n’ai donc pas encore fini ( mais presque hélas ) et c’est très bien comme ça!

En automne j’ai lu:

« Culottées » (t.2), la BD de Pénélope Bagieu.

culottees-tome-2-e1485419022656

Le résumé: « Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent : deuxième volet ! Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d’investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde… « Les Culottées » ont fait voler en éclat les préjugés. Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin. »

J’ai reçu ce livre en échange d’une critique publiée sur le site Lecteurs.com.
J’avais lu pas mal d’articles sur cette série de BD et je connaissais Pénélope Bagieu depuis un petit moment déjà, mais je n’avais pas eu la chance de lire le premier tome, ça a donc été une totale découverte.
Le livre en lui-même est magnifique et son contenu vaut largement le détour, c’est un véritable hymne à la féminité! Pour ceux qui, comme moi, adorent apprendre sur tout et tout le monde ( personnages historiques bien sûr, par mes voisins de palier ^^ ), c’est un pur bonheur. Je ne connaissais pas la moitié des femmes dont Pénélope fait le portrait et j’ai aimé prendre la mesure de l’impact qu’elles ont eu sur leur environnement et leur époque.
Une super lecture donc.

« Retour en Irlande », de Maeve Binchy.

cvt_retour-en-irlande_7702

Le résumé: « Petite ville d’Irlande proche de Dublin, Mountfern est en ébullition : Fernscourt, autrefois la demeure d’une famille protestante haïe des gens du pays et aujourd’hui en ruine, vient d’être rachetée par un étranger, un riche Américain ayant l’intention de la transformer en hôtel. Patrick O’Neill, homme d’affaires, vient pour y retrouver ses racines. Ce « retour » est une victoire, une revanche, presque une vengeance. En effet, son grand-père a autrefois été chassé de Mountfern par les propriétaires de Fernscourt. Aujourd’hui, la bâtisse est à lui, et c’est là qu’il veut s’installer pour toujours. Pendant quatre années, émaillées de joies et de peines, de drames parfois, Patrick va tout faire pour réaliser son rêve d’enfant. »

J’avais acheté ce livre lors d’une vente solidaire pour la seule et unique bonne raison qu’il parlait de l’Irlande.
Au premier abord l’histoire ne paye pas de mine, mais on se laisse vite absorber par le destin des habitants de Mountfern, petite bourgade typique du cœur de l’Irlande où tout le monde se connait et où rien ne change vraiment. Plus que le récit du retour au pays de Patrick O’Neill, ce roman est en fait la chronique de l’Irlande populaire des années 60, et ses pages se tournent avec plaisir, émaillées çà et là de rebondissements qui tiennent habilement le lecteur en haleine.
Ce n’est pas le roman du siècle mais j’ai passé un bon moment en sa compagnie.

« Miss Peregrine et les enfants particulier – Hollow City », de Ransom Riggs.

miss-peregrine-et-les-enfants-particuliers-tome-2-hollow-city-516933

Le résumé: « Jacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en Oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnés, sur l’île de Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes !
Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s’échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage. Ils sont aussitôt pris en chasse par des Estres déguisés en soldats, qui veulent à tout prix capturer l’Oiseau.
Les enfants fuient à travers la forêt, et se réfugient dans une boucle temporelle abandonnée par une certaine Miss Wren. Là vit une curieuse ménagerie d’animaux singuliers. Parmi eux, Addison, un chien parlant, un ému-rafe croisement improbable entre une girafe et un âne , des poules qui pondent des oeufs explosifs, et un chimpanzé fantasque. Addison leur explique que Miss Wren est partie à Londres pour tenter de libérer ses soeurs Ombrunes, capturées par les Estres. Et il leur apprend que c’est la dernière Ombrune en liberté.
Jacob, Emma, Enoch, Olive, Bronwyn, Millard, Horace, Hugh décident de la rejoindre au plus vite, car elle est la seule personne capable de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine. »

J’avais lu le premier tome en 2016 et, même si ça n’avait pas été un coup de cœur, j’avais bien aimé découvrir les péripéties de Jacob et des enfants particuliers. Et, quand j’avais appris que Tim Burton s’attaquait à son adaptation au cinéma j’avais laissé échappé un cri de joie… avant de ressortir archi déçue de la séance de ciné parce qu’il en avait fait un film pour enfants alors qu’à mes yeux l’histoire était nettement plus sombre et sérieuse.
J’avais donc décidé de découvrir la suite en livre plutôt que sur écran, et j’ai bien plus apprécié ce deuxième opus.
J’ai trouvé l’histoire plus intéressante, notamment parce que Jacob entre réellement en action, et apprécié le suspens quasi permanent et les révélations faites aux enfants.
Pour finir, le livre est toujours aussi beau avec toutes ces photos qui émaillent le récit et lui donnent un air d’objet ancien.

-« Compagnons du nouveau monde », ( t.5 de la saga « Les colonnes du ciel ) de Bernard Clavel.

51web1ms9bl

Le résumé: « Il n’a pas pu résister à l’appel de la route. Il savait qu’il briserait le cœur de Marie et que, dans la forêt de Chaux, rien ne serait plus jamais pareil, mais Bisontin est finalement parti. Loin, très loin. Il s’est embarqué pour le Nouveau Monde avec Dolois-Cœur-en-Joie, l’ami compagnon, et Séverine, la petite Malouine, dont il est profondément épris.À Québec, ils commencent une nouvelle vie encore une fois dans des conditions terriblement rudes. Ici il leur faut se protéger des élans furieux d’une nature indomptée, des Iroquois, des jésuites qui édictent leurs lois et surtout des coups incessants d’un destin qui semble bien décidé à continuer de les malmener… »

J’avais trouvé ce livre lors que la même vente solidaire que « Retour en Irlande » de Maeve Binchy. Je connaissais Bernard Clavel de nom mais je n’avais rien lu de lui, et je ne connaissais pas la saga dont est issu ce roman, mais une lecture sur l’installation de colons au Québec me tentait et je me suis lancée.
J’ai passé un agréable moment en compagnie de Bisontin et je me suis fait une petite idée de la réalité de la vie des colons qui ont œuvré à l’édification des premières villes du Canada, mais j’ai trouvé l’écriture datée et regretté la fin abrupte.
Ce n’est donc pas un livre qui me restera en mémoire.

Au début de l’hiver j’ai lu:

« Le vide de nos cœurs », de Jasmine Warga.

9782755618532

Le résumé: « À 16 ans, Aysel n’a qu’une obsession : planifier sa propre mort à la perfection. Entre sa mère qui la regarde à peine, ses camarades de lycée qui l’évitent, et son père responsable de l’accident fatal qui a marqué sa petite ville à jamais, pour Aysel la vie est devenue trop lourde à supporter. Seul problème, elle n’est pas sûre d’y arriver seule.C’est alors qu’elle découvre Suicide Partners, un site qui lui permettra de trouver le compagnon idéal. Et c’est FrozenRobot, alias Roman, victime d’une tragédie familiale, sur qui elle jette son dévolu. Aysel et Roman n’ont rien en commun, mais ils commencent à apprivoiser leurs failles.Alors que la date fatidique approche, Aysel va devoir choisir entre son envie de mourir et celle de convaincre Roman qu’il ne devrait pas se sacrifier.Et Roman n’est pas du genre facile à persuader… »

J’avais trouvé ce livre dans un magasin de déstockage. Je m’étais laissée séduire par la couverture et le résumé, sans pour autant avoir trop d’attentes parce qu’en général ce genre de littérature me laisse froide.
Mais je dois avouer que j’ai été agréablement surprise et que j’ai dévoré ce roman en quelques jours.
L’histoire n’a en elle même pas grand chose d’original, et on se doute dés le début qu’il va y avoir une histoire d’amour, mais la construction du récit est intéressante ( tout se déroule suivant un compte à rebours lancé par le personnage principal ) et les choses sont amenées plutôt habilement. Le thème du suicide des jeunes est évidemment toujours d’actualité et l’auteur l’aborde sans misérabilisme, en toute simplicité et avec humanité. Et, pour ne rien gâcher, la fin n’est pas si happy qu’on pourrait le penser au début.

« 1984 », de George Orwell.

folio0177-1973

Le résumé: « De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »

Encore un classique que je n’avais jamais lu et que je jugeais indispensable à ma culture générale.
J’ai eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire, les 100 premières pages ont été laborieuses, mais je me suis finalement laissée prendre par l’histoire de Winston. J’ai cependant trouvé l’écriture ( presque ) impénétrable et, même si le propos est évidemment plus d’actualité que jamais, les détails politiques expliquant le régime en place ont failli me perdre à plusieurs reprises. Et, là aussi, la fin m’a laissée sur ma faim ( même s’il est aisé de deviner de quelle façon se finit réellement le destin de Winston ).

 

Publicités

2 réflexions sur “Point lecture

  1. Wahou c’est un énorme point lecture que tu nous fais !
    J’ai beaucoup de livre déjà sur ma wishlist dont Miss Peregrine et les enfants particulier, partials et culottés !
    Et tu m’as donné envie d’en rajouté pleins dont le vide de nos coeur.
    Merci pour cette chronique j’espère que tu reprendras les points lecture avec envie plus souvent.

    J'aime

    1. Merci 😉
      C’est un énorme point lecture parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit sur mon blog, j’avais du retard à rattraper ^^
      En fait je pense que je ferai des points lectures plus concis, comme celui-ci, plutôt que des critiques détaillées comme je faisais avant. C’est moins contraignant mais le partage est quand même là.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s