Mois : avril 2017

D’une sauvage lutte pour la liberté

J’ai lu « Red Rising », tome 1, de Pierce Brown.

sam_4357

Le résumé: « Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé. »

J’avais choisi ce livre en grande partie à cause de sa couverture ( oui, j’ai un truc avec les ailes ) et des excellentes critiques qu’il a reçues sur la toile.

« Red Rising » est le premier des trois tomes de la saga dystopique imaginée par Pierce Brown.
Le héros, Darrow, n’a pas la vie d’un adolescent classique: il vit sur Mars, au sein du groupe qui occupe la place la plus basse sur l’échelle sociale, les Rouges, est déjà marié et travaille durement à la mine. Il est un fossoyeur, le meilleur parmi ses pairs, et passe la majorité de son temps à creuser la roche dans l’espoir que ses efforts permettront aux Hommes de pouvoir enfin investir la surface de la planète.
Au sommet de la société, les Ors ne cessent en effet de marteler au petit peuple qu’ils sont la clé de la réussite de leur plan et que rien ne sera possible sans eux.
Darrow donne donc tout ce qu’il a, jours après jours, et ne se permet que peu de libertés. Et quand Eo, celle qu’il aime, l’entraîne dans un lieu interdit et lui donne un avant-goût du bonheur, il hésite, aveuglément fidèle aux principes qui lui ont été inculqués depuis toujours. Il ne comprend pas non plus quand elle lui parle de rébellion et d’opposition au pouvoir en place, tout ça est à mille lieues de ce à quoi il aspire et il refuse de mourir avant d’avoir 30 ans, comme son père avant lui.
Mais les deux jeunes gens sont découverts et, alors qu’ils sont amenés en place publique pour être fouettés, Eo entonne un chant interdit, le chant de la liberté, et bouleverse par son sacrifice la vie de son mari. Désormais plus rien ne sera comme avant et Darrow, épaulé par d’obscurs alliés, va tout mettre en œuvre pour venger sa bien-aimée et, pour la première fois, mener un Rouge à la tête d’une société qui s’est construite sur le mensonge et l’exploitation des plus faibles.

J’ai beaucoup aimé la première partie, celle où l’on découvre Darrow et, à travers lui, le destin de tous les Rouges, appelés à passer leur courte vie dans les entrailles de Mars. L’ambiance lourde et oppressante est quasiment palpable et, en tant que lecteurs, nous avons nous aussi du mal à respirer dans cet univers particulièrement sombre où le plaisir n’a pas sa place.
Darrow a une personnalité duelle, il est à la fois totalement investi dans son rôle ( il ne s’imagine d’ailleurs pas occuper une autre place que la sienne ) et tête-brûlée au travail, déjà un peu rebelle sur les bords même s’il n’en a pas encore conscience. Il est très attaché aux quelques membres de sa famille encore en vie mais, plus que tout, à Eo, sa femme, qui voit en lui le héros qui bouleversera l’ordre établi. On n’a aucun mal à s’identifier à lui lorsqu’il la perd et qu’il s’effondre sous le poids du chagrin, ni même lorsque, miraculé, il décide de se servir de sa peine comme d’une arme pour la venger, elle et tous les siens.
J’ai par contre bien moins accroché aux parties suivantes même si l’action est prenante et que des rebondissements inattendus donnent du rythme au récit ( qui tend cependant à s’essouffler en partie 3 ). Les rapprochements avec des dystopies existantes sont inévitables, Hunger Games et Divergente notamment, puisque pour arriver au bout de la première étape de son plan Darrow doit participer à un cruel jeu de guerre qui oppose plusieurs maisons. Il y a du sang, de la trahison, une ambiance violente et glauque… rien ne nous est épargné! Et, finalement, l’aspect dystopie/science-fiction de l’histoire passe au second plan.
J’hésite du coup à poursuivre avec le second tome…

Pour résumer: Pierce Brown livre un roman efficace où l’action prend place dans un monde crédible et bien pensé ( même si ça sent le déjà-vu ), et on suit avidement les aventures de Darrow, propulsé héros malgré lui.
L’écriture est agréable, moderne et inventive ( l’auteur use et abuse de néologismes pour décrire les armes et la technologie – c’est un peu déroutant au début d’ailleurs ), et les différents personnages, Darrow en tête, forme une intéressante galerie ( Sevro et son père ont particulièrement retenus mon attention ).
Je comprends aisément que les fans de Hunger Games aient été conquis mais, personnellement, je sors de cette lecture un peu perplexe.

Publicités

Mes séries du moment #7

Ces derniers temps j’ai donné dans un peu tous les styles côté séries: du surnaturel, de l’humoristique, du feel good, du policier, de la science fiction…
Mais rien de trop sérieux, juste de quoi me changer les idées, me faire frissonner, sursauter, rire et réfléchir un peu ( quand même ).

South of hell, saison 1.

312818( bande annonce – en anglais – visible en cliquant sur l’affiche )

Le pitch: « Maria Abascal, chasseuse de démons aux pouvoirs innés, possède en elle un alter-ego maléfique, Abigail, qui se nourrit du mal que son hôte chasse chez les autres. Elles partagent une âme et une destinée, chacune essayant tant bien que mal de surpasser l’autre… »

On m’a conseillé cette série après que j’ai dit avoir aimé « Hemlock Grove » ( dont je n’ai toujours pas vu la saison 3 d’ailleurs ). Elles ont en effet comme point commun d’être produites/réalisées par Eli Roth, l’un des maîtres contemporains de l’horreur. Et, autant je déteste les films du genre, autant en série je suis plutôt bon public.
South of Hell est percutante et dérangeante à souhait, l’ambiance générale est lourde et son actrice principale, l’excellente ( et trop absente des écrans ) Mena Suvari, livre un jeu double parfait. Elle interprète en effet à la fois le rôle de Maria, chasseuse de démons, et de Abigail, l’entité que son père, leader d’une dangereuse secte, a placée en elle.
Personnellement j’ai adoré la première partie de la saison – la seule pour l’instant, consacrée aux missions de Maria ( aidée de son frère, l’instable David ), mais j’ai moins aimé la seconde, centrée sur l’affrontement entre la jeune femme et son ignoble père.
Et à l’heure actuelle rien ne dit qu’il y en aura une deuxième…

No tomorrow, saison 1.

286962( la bande annonce est visible en cliquant sur l’affiche )

Le pitch: « Evie, une jeune femme qui ne prend jamais de risques dans sa vie personnelle, tombe amoureuse de Xavier, un homme complètement insouciant, qui est persuadé que l’apocalypse est imminente et qui va l’encourager à établir une liste de choses à accomplir avant la fin du monde. »

Je cherchais une série légère, sans prise de tête, et je suis tombée sur celle-ci.
Je n’en attendais pas grand chose, juste passer un bon moment, et je dois avouer que j’ai été très agréablement surprise.
Une fois passée la ( petite ) déception d’avoir affaire aux clichés habituels de la comédie romantique, le fille canon mais un peu coincée et limite psychorigide qui tombe sous le charme du beau gosse rebelle et libre de toute attache, je me suis laissée embarquer par le duo d’acteurs qui porte la série, Tori Anderson et Joshua Sasse, et par l’irrésistible pléiade de rôles secondaires ( mention spéciale au trio Hank, Kareema et Deidre ).
J’ai aussi adoré que sous des airs de série légère « No tomorrow » soit en fait bien plus profonde qu’il n’y paraît. Grâce à cette histoire de fin du monde et de bucket list elle nous fait réfléchir sur l’intérêt qu’il y a à vivre pour nous, à faire autant que possible ce que l’on aime, à expérimenter sans cesse, et à se donner les moyens d’être réellement heureux.
J’ai beaucoup ri, j’ai été touchée aussi, je me suis rincée l’œil ( Joshua est vraiment à tomber – et dans la vie il est fan de poésie et de nature, l’homme parfait quoi! ^^ ) et ça m’a fait un bien fou!

You’re the worst, saison 1.

009050( bande annonce visible en cliquant sur l’affiche )

Le pitch: « Quand deux personnalités toxiques tentent une ébauche de relation. Jimmy, un écrivain égoïste, tombe sous le charme de Gretchen, une jeune femme auto-destructrice. Contre toute-attente, le courant passe entre les deux spécimens. »

Là aussi j’ai déniché cette série un peu par hasard. J’avais fini ( et adoré ) la saison 2 de « Casual » et je cherchais une série un peu dans le même genre, drôle mais pas superficielle, et intelligente. Et j’ai décroché le bon numéro.
Les acteurs sont terribles ( l’interprétation de Kether Donohue, qui joue Lindsay, la meilleure amie de l’héroïne, est hilarante, je suis archi fan! ), le duo principal fonctionne à merveille, et là aussi, comme pour « No Tomorrow » ( mais dans un style différent ), l’humour sert de couverture à un propos bien plus sérieux. La psychologie de chaque personnage est intelligemment travaillée, c’est ultra drôle, irrévérencieux et politiquement incorrect et, l’air de rien, ça fait réfléchir, notamment sur ce que signifie être en couple aujourd’hui.
J’ai adoré et je ne vais pas tarder à passer à la saison 2.

Sherlock, saison 4.

sherlock-season-4-promo-poster( bande annonce visible en cliquant sur l’affiche )

Le ( court ) pitch ( est-ce bien nécessaire d’ailleurs? ): « Les aventures de Sherlock Holmes et de son acolyte de toujours, le docteur Watson, sont transposées au XXIème siècle… »

« Sherlock » est, pour moi, de loin la meilleure adaptation télé du mythique enquêteur, notamment ( et surtout ) grâce à l’incroyable performance de Benedict Cumberbatch ( qui persiste et signe dans cette décoiffante saison 4 ) et au duo qu’il forme avec Martin Freeman.
J’avais beaucoup aimé les saisons précédentes et celle-ci n’a pas dérogé à la règle, bien que sa forme et son contenu soient pour le moins inhabituels et quelque peu déstabilisants. Elle ne compte en effet que 3 épisodes, chacun de la durée d’un long métrage, et s’intéresse de près à la vie privée et à la face cachée des personnages.
C’est bouillonnant, foisonnant, déconcertant, surprenant et tellement de choses encore!
Certains s’y sont peut-être un peu perdus mais MrJuin et moi n’en avons pas perdu une miette.

Colony, saison 1.

004157( bande annonce visible en cliquant sur l’affiche )

Le pitch: « Dans un futur proche, les extraterrestres ont colonisé la Terre. Et pourtant, la plupart des humains ne savent pas à quoi ces aliens ressemblent, les personnes chargées de faire régner l’ordre étant des collaborateurs. A Los Angeles, les Bowman vivent comme beaucoup d’autres sous une menace constante. Lorsque le passé de Will, le père de la tribu, remonte à la surface, le gouverneur du secteur offre à cet ancien du FBI de mettre ses compétences à profit pour étouffer la progression de la résistance. Alléchés par la possibilité de retrouver leur fils cadet disparu depuis le jour de l’occupation, Will et son épouse Katie vont devoir prendre la plus difficile décision de leur existence. Choisiront-ils de collaborer… ou de résister ? »

Quand on a vu que cette nouvelle série de science-fiction allait passer à la télé, MrJuin et moi nous sommes dit « pourquoi pas »?. On n’en avait pas entendu parler mais ça nous faisait plaisir de revoir Josh Holloway à l’écran ( on l’avait adoré dans « Lost » ) et le résumé était plutôt sympa.
On a donc regardé cette première saison sans à priori et, même si le démarrage a été un peu lent, la sauce a fini par prendre et on a suivi les aventures de Will et Katie avec plaisir. La réalisation est propre, les acteurs sont bons ( on en a déjà vus beaucoup dans d’autres séries: « Mentalist », « Dr House », « Prison Break »… ), il y a de l’action et du suspens, une tension quasi constante qui tient le spectateur en haleine, bref, c’est plutôt bien fait.
Ce n’est pas la série du siècle mais elle se regarde sans soucis et, grâce à l’habile cliffhanger de fin de saison, on a hâte de voir la suite.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer