Ravitaillement #10

L’heure est venue de faire un nouveau point sur mon ravitaillement livresque et j’ai pas mal de choses à vous montrer. Il y a entre autres deux romans que je tenais absolument à acheter ce mois-ci pour pouvoir les lire rapidement et des surprises qui se sont invitées dans ma boîte aux lettres.

 

– « Danish Girl » de David Ebershoff ( que je lis en ce moment ).

Danish Girl

C’est le premier livre que je tenais absolument à ajouter à ma PAL avant la fin de l’année parce que, vous l’aurez sûrement deviné, je veux l’avoir lu avant de voir son adaptation au cinéma ( qui sort en janvier, avec l’excellent Eddie Redmayne dans le rôle principal ).

Le résumé: « À Copenhague en 1925 Einar Wegener et Greta Waud, son épouse, forment un couple étonnant. Lui, peintre paysagiste reconnu, petit, délicat, est discret jusqu’à l’effacement. Elle, peintre également, est grande, américaine, blonde et issue d’une famille riche. Tous deux s’harmonisent étrangement jusqu’au jour où Greta, en l’absence de son modèle féminin, demande à son mari d’enfiler une paire de bas. De cette demande et du trouble qu’il en advient va naître Lili, qui petit à petit prendra le dessus sur celui qui l’a engendrée comme par inadvertance. Einar se sent femme. Il ne se déguise pas, ne joue pas. Il est celle qui peut tomber amoureuse, et désire donner la vie. Il sera le premier homme, en pleine montée du nazisme, à souhaiter physiquement changer de sexe. »

Le thème du genre revient souvent dans les médias depuis quelques années et, personnellement, c’est une question qui m’intéresse beaucoup. Aujourd’hui encore il est difficile pour les personnes transgenres de trouver leur place dans la société – dernièrement le « cas » de Caitlyn Jenner a permis de faire encore un peu avancer les choses – et j’étais curieuse de savoir quel avait été le cheminement d’Einar Wegener, alors personnage public au Danemark ( dans les années 20/30 ), pour parvenir à être enfin Lili Elbe. Quel rôle a pu jouer sa femme aussi, et comment cette transformation s’est doucement imposée dans leur couple.
L’aspect psychologique du changement d’identité m’interpelle particulièrement. Je regrette d’ailleurs que l’autobiographie d’Einar, »Man into woman » ( éditée par Niels Hoyer ), ne soit pas disponible en français.

– « Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes » de Julien Campredon.

Brûlons tous ces punks

Il était dans ma wishlist depuis un petit moment et une amie a eu la gentillesse de me l’envoyer pour que je puisse enfin le lire ( Valérie si tu passes par là 😉 ).

Le résumé ( qui n’en est pas vraiment un mais qui donne le ton ): « Julien Campredon est une légende et si vous demandiez à tous les éditeurs, ils seraient unanimes: il n’existe pas.

Ou alors, s’il existe, il est insupportable et tout à fait du genre à vous proposer sans sourciller: un orateur capable de tuer d’ennui un mauvais auditoire; un musée sous alarme assailli par des hordes de punks et défendu à la mitraillette; un écrivain qui se change en calamar; la romance intime et violente d’un chasseur de plumes de paon et d’une énigmatique étrangère triste, et des vendanges décadentes sur fond de the Clash.

Pourtant, ne vous y trompez pas, Julien Campredon est aussi, à sa manière bien particulière, un excellent fabuliste. La réalité entre ses doigts glisse régulièrement vers le conte et le merveilleux. Mais attention, pas de gentilles fées ou d’elfes souriants chez lui. Les sirènes sont séduisantes parce qu’en fin de compte elles sont à demi- nues, les vieux saules à la Tolkien n’aiment pas du tout qu’on leur pisse dessus, et s’il est question de divination, ce n’est pas dans les boules de cristal ou les marcs de café, mais bien dans les lignes moites des culottes des filles. »

C’est un recueil de nouvelles qui a reçu d’excellentes critiques et appréciations de la part de ses lecteurs et, bien que je ne sache pas vraiment à quoi m’attendre ( et que je m’attende du coup à tout ), il me tarde de pouvoir enfin me faire ma propre idée du phénomène.

– « Retour à Little Wing » de Nickolas Butler.

Retour à Little Wing

Pas acheté non plus, mais gagné lors d’un concours sur le chouette blog LesPlumesBaroques. Lui aussi patientait sagement dans ma wishlist et ce gain est tombé à pic!

Le résumé: « Ils étaient quatre inséparables. Hank, Kip, Ronny et Lee. Les rois de la petite ville de Little Wing. À l’âge adulte, leurs chemins ont divergé. Certains sont restés et voudraient fuir. D’autres sont partis loin et ne pensent qu’à revenir. Tous sont en quête de quelque chose, du bonheur peut-être. Quoi qu’il arrive, Little Wing est leur port d’attache. C’est chez eux. Toujours, ils s’y retournent. »

Détenteur d’un prix, sujet de beaucoup d’articles, lui aussi très bien noté par les lecteurs et servi par une quatrième de couverture accrocheuse: il a d’entrée tout pour plaire. J’ai du coup pas mal d’attentes en ce qui le concerne et j’espère ne pas être déçue.

– « La dame en blanc » de W. Wilkie Collins.

La dame en blanc

C’est le deuxième livre que je voulais absolument ajouter à ma PAL.

Le résumé: « Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à deux jeunes filles de l’aristocratie, dans le Cumberland.
Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger…
Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n’apaise pas le jeune William autant qu’il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, il est bien difficile d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un présage funeste… »

Je cherchais un roman gothique à lire depuis plusieurs mois et mon choix a fini par s’arrêter sur celui-ci ( même s’il est officiellement classé comme « roman policier » ). Il est cité à plusieurs reprises dans « Le treizième conte » de Diane Setterfield – c’est l’un des livres préférés de l’héroïne – et c’est un pilier de la littérature anglaise du XIXe siècle. Et puis qui n’a jamais été attiré par le fameux mythe de la Dame Blanche qui effraie les promeneurs/conducteurs sur les petites routes de campagnes certains soirs?
C’est un petit pavé, plus de 600 pages, mais j’ai l’impression que je ne vais pas m’ennuyer une seule seconde en sa compagnie.

– « Victorian Fantasy, tome 1 – Dentelle et nécromancie » de Georgia Caldera.

Victorian Fantasy

Celui-là est arrivé dans ma PAL un peu par hasard.

Le résumé: « D’aussi loin que remontent ses souvenirs, Andraste, issue d’une longue lignée de sorcières, vit dissimulée aux yeux du monde. Son univers restreint ressemble à s’y méprendre à une cage dorée, elle qui ne rêve que de s’envoler. C’est alors qu’une invitation de la main même de la Reine vient bousculer les plans de sa grand-mère qui dirige la famille d’une main de fer. Et une requête royale ne se refuse pas… à moins de souhaiter perdre la tête.
Sa découverte du monde commence, à mille lieues de ce qu’elle imaginait. La cour est pleine de dangers, de rumeurs et de règles qu’elle ne maîtrise pas.
Mais sa plus grande erreur est de succomber au regard aussi noir que la nuit de lord Thadeus Blackmorgan… »

L’histoire est simple: je cherchais depuis un petit moment un roman de genre steampunk à lire mais, malgré mes recherches répétées, aucun de ceux que je croisais n’arrivait à m’accrocher. Au fil de mes tribulations virtuelles en quête DU livre j’ai fini par m’éloigner un peu de mon but premier et j’ai jeté mon dévolu sur celui-ci ( qui est plus « fantasy » que « steampunk » mais bon… ). Je ne suis pas fan de la couverture mais le résumé m’a bien plu et le fait que ce soit le début d’une saga aussi.  Et puis, bien que je sois fan de fantasy en ce qui concerne le cinéma, je n’avais jamais rien lu de ce genre-là avant et l’idée de la nouveauté et, pourquoi pas, d’une nouvelle niche littéraire ( au sens économique du terme ), a fini de me convaincre. Là aussi c’est un petit pavé de 540 pages.
Cela dit, si vous êtes fans de steampunk ( sans zombies si possible – pour moi ils n’ont rien à faire dans ce type d’univers ) et que vous avez sous la main LE roman idéal pour débuter dans le genre, je suis preneuse.

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6 réflexions sur “Ravitaillement #10

  1. J’ai trouvé ma lecture du week-end : ce Danish Girl a l’air sublime. Bien sûr, après avoir vu la bande-annonce, très émouvante, je ne suis pas objective mais je suis conquise par la couverture. Je vais foncer à la librairie 🙂

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    1. Merci 😉
      Je n’en ai lu qu’un bon tiers pour l’instant mais l’aspect psychologique est justement bien fouillé et c’est bien écrit. Je vous en dirai plus quand je l’aurais fini ^^

      Aimé par 1 personne

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