Les 4 Fantastiques

Mardi soir j’ai été voir le reboot des 4 Fantastiques avec MrJuin et mes neveux ( ils étaient en villégiature dans notre belle région pour une semaine avec mes beaux-parents ).

( bande-annonce visible en cliquant sur l’affiche )

 

J’avais vu les précédents films réalisés sur cette bande de super héros, il y a quelques années maintenant ( avec notamment Jessica Biel et Ioan Gruffudd ), et j’avais hâte de découvrir ce nouvel opus qui reprend tout de zéro.

Le casting, rajeuni, est on ne peut plus alléchant. On retrouve en effet au générique Jamie Bell, que l’on a découvert enfant dans « Billy Elliot« , le désormais incontournable Miles Teller, dont je vous ai déjà parlé ici, Michael B.Jordan, déjà aperçu dans l’excellent « Chronicle » – du même réalisateur, et Kate Mara.

Le scénario est lui aussi entièrement renouvelé: on est désormais face à de jeunes étudiants mettant leur talent à profit pour rendre possible la téléportation vers d’autres dimensions. Ce projet, initié par un Victor Von Doom asocial et dépressif – campé par Toby Kebbell, trouve un nouveau souffle grâce aux travaux artisanaux du génie Reed Richards et à l’association que les deux jeunes hommes viennent à former avec la sage Sue Storm et son rebelle de frère, Johnny.
Après une soirée un peu trop arrosée, due à la perspective fort peu enthousiasmante que leur travail puisse être récupéré par le gouvernement, Johnny, Reed et son acolyte de toujours Ben Grimm, et Victor, prennent place dans leur incroyable machine et posent le pied sur une planète jusque là inconnue. Attirés par une étrange source d’énergie ils déclenchent par accident une éruption qui cause la perte de Victor et manque de peu d’empêcher les trois autres de retourner sur Terre. Leur arrivée se fait en catastrophe et expose Sue à d’obscures radiations.
Chacun se réveille à jamais changé et l’Etat voit en leurs nouvelles capacités une source inépuisable de pouvoir. Jusqu’au retour inattendu de Victor, plus que jamais en marge…

J’ai apprécié le parti pris du réalisateur, Josh Trank, de dépoussiérer l’histoire de ces super héros Marvel et j’ai trouvé pas mal de points positifs à son film, mais je suis finalement sortie de la séance assez déçue.
L’idée de rajeunir les personnages est bonne, ça permet de toucher un public plus large et notamment d’attirer les plus jeunes spectateurs dans les salles obscures ( ceux qui, au contraire de leurs parents, n’ont jamais lu les comics ), mais le talent des acteurs a été sous employé. Miles Teller campe un Reed surdoué, à l’aise dans le milieu de la recherche mais maladroit avec ses semblables, dont le caractère n’est finalement que peu approfondi. Idem pour le personnage de Ben Grimm, joué par l’excellent Jamie Bell, dont la fragilité n’est que peu exploitée.
La psychologie de ceux qui s’apprêtent à devenir exceptionnels est traitée en surface et c’est bien dommage.
D’autant plus que l’esthétique du film, sombre et angoissante, constituait un terreau idéal pour creuser cet aspect de l’histoire. La couleur noire est très présente au niveau des décors et jusque dans les costumes des 4 Fantastiques, de même que le peu de lumière, souvent froide et artificielle. S’ajoute à ça le choix de livrer un récit réaliste, loin de la version très hollywoodienne et très BD qui nous avait été donnée dans les précédents longs métrages.
La transformation de nos 4 héros n’a en effet rien d’idyllique puisqu’à l’origine de souffrances, de leur mise en quarantaine et de leur utilisation par le gouvernement comme objets d’expérimentations et, pour Ben Grimm, comme arme à part entière. Il n’est pas question ici d’actes de bravoure, de célébrité et de flash crépitants. Le surnom même de la bande est-il tout juste soufflé à la fin du film, et il n’est à aucun moment fait mention du pseudonyme de chacun
( exit Mr Fantastique, La Chose et consorts ). Et Fatalis est à lui seul un personnage de film d’horreur que campe parfaitement Toby Kebbell, servi par un maquillage criant d’efficacité.
A coté de ça certains détails semblent bâclés, comme l’explication à l’emporte pièce du pouvoir des 4, d’autres décousus, et le tout paraît avoir été réalisé en urgence.

J’ai personnellement regretté l’enchaînement des divers moments forts de l’histoire: on passe très vite de l’évocation de l’enfance de Reed et Ben à la fin de leurs études et au recrutement de Reed par Mr Storm, puis très vite de l’élaboration de la machine, avec l’aide de Victor, au premier essai avec un singe et, finalement, à l’accident qui donne naissance aux 4 Fantastiques, et de nouveau très vite de leur transformation à leur captivité forcée et à leur combat contre Fatalis. On se retrouve à l’affrontement final sans trop savoir comment ni pourquoi, et c’est désabusés et un brin frustrés que l’on voit le générique de fin se dérouler sur l’écran. Car ce premier opus du reboot laisse sans aucun doute un fort goût d’inachevé en bouche.

Il y a du bon et du moins bon donc, mais je suis curieuse de voir ce que vont donner les prochains épisodes.

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2 réflexions sur “Les 4 Fantastiques

    1. Oui, on passe de toute façon un bon moment.
      Ce n’est pas une totale réussite mais je préfère quand même les choix faits par Josh Trank au niveau de l’esthétique et du traitement de l’histoire que ceux faits par ses prédécesseurs.

      Aimé par 1 personne

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