D’une plongée dans le passé

Hier soir j’ai fini mon tout premier roman d’Amélie Nothomb: « La nostalgie heureuse ».

Le résume pour rappel:
« Cela faisait seize ans qu’Amélie Nothomb n’était pas retournée au Japon, son pays natal qu’elle n’a cessé d’imaginer, de réinventer. Sous sa plume et dans son cœur, il était devenu fiction. Mais dans ce récit autobiographique, tout se veut réel. L’auteur de Stupeur et tremblements retrouve des lieux, des êtres qui ont compté (Nishio-san, sa nounou adorée, Rinri, l’amoureux éconduit de ses 20 ans), nous raconte ses émotions, ses impressions. Elle évoque aussi ses rapports avec la langue apprise dans son enfance, puis oubliée. Et laisse, sans crainte ni regrets, remonter les souvenirs… ».

Et bien pour une première j’ai beaucoup aimé!
C’est un livre court, 150 pages, et qui se lit très facilement. Le style de l’auteure est très agréable: fluide, enjoué, avec quelques accents enfantins par moments. Simple aussi, mais avec un grand sens de la formule et parsemé ça et là de mots « savants » ( je retiens entre autres « ordalie » pour ma part ) qui sont autant de preuves de la richesse de sa culture.
J’ai aimé cette plongée dans l’univers d’Amélie, dans les souvenirs d’un pays dont elle est tant imprégnée et sur lequel elle pose un regard plein d’admiration et d’affection. J’ai été particulièrement touchée par le récit de sa rencontre avec Rinri, son ancien amoureux, pour lequel elle a tant de tendresse et dont elle craignait les reproches. On ressent à travers ses mots tout le respect qu’elle a pour lui, toute la considération, et combien il a joué un rôle important dans sa vie. J’ai aisément, et avec un plaisir non dissimulé, partagé son émotion.
Elle se livre généreusement, sans fausse pudeur mais tout en délicatesse.
Bref, c’est un joli roman qui a attisé ma curiosité et m’a donné envie d’en lire d’autres.

Un citation qui m’a particulièrement parlé:
 » Je sais que j’ai besoin d’être sauvée. De quoi? D’un ensemble de choses dont beaucoup me sont inconnues. Si je savais précisément ce qui me menace, je serais sans doute déjà sauvée. »

Edit: le reportage dont il est question dans le livre, sur le retour d’Amélie au Japon en 2012, est disponible ici.

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2 réflexions sur “D’une plongée dans le passé

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