Masters of sex

J’ai commencé à regarder cette série américaine il y a un peu plus d’une semaine maintenant et je crois que je peux dire sans me tromper que je suis déjà accro.

Le titre a lui seul est pour le moins accrocheur. Il est basé sur un jeu de mots: en Français la traduction littérale pourrait être « les maîtres du sexe », ou  » les professeurs du sexe », mais le terme « masters » renvoie aussi au nom du personnage principal, William Masters.
A priori, rien ne destinait ce médecin à être le sujet d’une série à succès. Il officiait en tant que gynécologue dans un hôpital, était marié… menait somme toute une vie plutôt classique. Mais son passion pour l’intimité l’a poussé à s »intéresser de prêt à la sexualité et à son impact, tant physique ( physiologique même ) que psychologique, sur l’Homme.
Il s’est donc lancé dés 1957 dans une vaste étude, pour laquelle il s’est adjoint les services de Virginia Johnson ( une ancienne chanteuse douée pour les relations humaines ), dont les conclusions ont bousculé les croyances jusque là établies, notamment en ce qui concerne la sexualité féminine.

La série a pour elle de traiter le sujet d’une façon plutôt sobre, en évitant l’écueil de la vulgarité. Il y est évidemment question de sexe: on en parle, on le voit, on l’entend… mais la nudité reste esthétique, érotique bien sûr mais pas pornographique, et toujours justifiée ( à mes yeux en tous cas ). Et le fait que le portrait psychologique des personnages soit fouillé apporte un équilibre à l’ensemble. On découvre les forces et les fragilités de chacun, leur propre rapport au sexe, à l’amour, aux conventions, on s’identifie et, du coup, on s’attache.

Personnellement, j’apprécie que les rôles principaux soient tenus par des acteurs jusque là peu connus. J’avais brièvement aperçu Lizzy Caplan ( qui incarne Virginia Johnson ) dans « True Blood « , et Michael Sheen ( qui incarne William Masters ) dans « Twilight », mais c’était bien peu, pas assez en tous cas pour y être habituée. Je n’avais donc pas d’a priori et pas d’attentes particulières.

Le sujet de la série m’a rappelé ce film que j’ai vu il y a quelques années, avec Liam Neeson: « Dr Kinsey« . Alfred Kinsey, qui n’était pas médecin mais entomologiste de formation, a lui aussi été un précurseur dans le domaine de la sexualité en conduisant une étude sur les mœurs et pratiques de ses compatriotes à la fin des années 40.

Je suis assez admirative de ces gens qui osent enfoncer des portes et briser les habitudes poussiéreuses, quitte à être montrés du doigt et méprisés. ça demande une sacrée dose de courage et une foi inébranlable en ce que l’on fait.

Bref, c’est une super série ^^

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s